RESUME

Accablée par le poids des ans, niée comme semblable par les autres, ne voulant pas se reconnaître dans celle qu’elle est devenue, Moni K. est infréquentable ; laissée pour compte, dans une solitude littéralement affolante. Plongée dans l’angoisse de la lucidité, elle expérimente la malédiction de ce qu’elle est devenue, révèle ses limites, sa vulnérabilité et ses désillusions.

Quand tout s’immobilise, il reste les mots, ultime mouvement de la vie. Des mots, caractérisés par une extrême authenticité, qui explorent le non-dit de l’existence. On demeure frappés en écoutant ce monologue, par le questionnement obsédant sur les raisons de son existence et le sens de toute destinée humaine qui de fait, l’apparente à l’incantation religieuse archaïque. Recherche d’une vérité perdue et néanmoins promise, la répétition envoûtante fait écho aux litanies séculaires de l’humanité en quête de sens.